Au fil des années « Jazz au Chellah » est devenu un événement musical d’envergure dédié à la découverte des richesses de la scène jazz européenne et aux rencontres entre artistes des deux rives de la Méditerranée. Ces métissages constituent désormais la marque de fabrique du festival et contribuent à son succès croissant.
Du mercredi 13 au dimanche 17 juin 2012 à Rabat, la 17ème édition de « Jazz au Chellah » rassemblera 10 bands et 43 musiciens venant de 16 pays européens différents ayant tous une identité musicale particulière.
La diversité, la rencontre et le partage : autant de thèmes propres au festival et qui seront à l’honneur de cette édition qui promet d’ores et déjà une large variété de styles et de formules instrumentales.
Mercredi 13 juin, On démarre en puissance avec l’European Jazz Ensemble : 5 nationalités sur scène pour un jazz solide et un groove efficace spécifique à ce groupe emblématique. Pour suivre, le quintet grec de Kostas Theodorou nous proposera un jazz des Balkans aux senteurs méditerranéennes que le virtuose marocain Simo Baazaoui enrichira avec la dimension flamenco-hispanique de son quartet.
Le jeudi 14 juin, Francesco Bearzatti (Italie) rendra hommage à Malcolm X, figure majeure de la cause noire aux USA avant que le vibraphoniste luxembourgeois, Pascal Schumacher et son quartet (Luxembourg, Allemagne, Belgique) ne nous offre un jazz sensible empreint de musique des années ’80 et rock des années ’90. Un quartet énergique qui conviendra assurément au Ribab Fusion quartet de Bouhssine Foulane, un projet amazigh « Grunge », qui tire les sonorités berbères vers de nouveaux horizons.
Vendredi 15 juin : jazz lumineux et parfums nordiques : le projet d’Alexi Tuomarila (Finlande – Suède) est un nouveau trio du label ECM que Jazz au Chellah découvrira en exclusivité. Quant aux belges de Slang, ils ont emprunté une voie novatrice, dynamique et originale avec des orientations «Jazz-Rock-Funk» colorée de «World ». On se réjouit que ces trois gaillards se mêlent au jazz arabe du jeune Yacir Rami, nouveau talent de l’oud marocain, qui sera accompagné du percussionniste Antoine Morineau.
Place à deux groupes bien distincts pour le samedi 16 juin : Das Kapital (trio européen engagé et enragé) revisite avec audace et créativité les musiques passionnantes de Hanns Eisler, emblématique compositeur allemand du XX° siècle. Quant à Giulia Valle, contrebassiste réputée, elle développe, à la tête de son quintet, un jazz aérien, mélodique et représentatif du dynamisme de la scène jazz catalane. Saïd Chraibi, véritable « monument du oud marocain », habitué du Jazz au Chellah, trouvera en ce projet, un terrain propice à son talent et à la rencontre entre Orient et Occident.
Dimanche 17 juin : Luisa Sobral, jeune chanteuse portugaise nous envoutera avec ses mélodies douces et rêveuses, sa guitare et sa voix. Pour suivre, deux stars confirmées du jazz européen : le français Jean-Marie Machado et Andy Sheppard (saxophoniste phare de la scène britannique) inspirés des mélodies impressionnistes françaises. Et pour le bouquet final ce duo d’exception sera rejoint par Karim Ziad, batteur maghrébin établi en France, puis par le Maalem Hamid Kasri, voix puissante qui fusionne les musiques gnawie du Nord avec celles du Sud. 4 musiciens gnaouas se joindront à ce beau monde pour un final qui s’annonce explosif.
«Jazz au Chellah» poursuit donc inlassablement sa marche en avant vers une culture nouvelle, fruit d’une coopération active entre artistes tous solidaires autour de valeurs humaines fondamentales.




